Soyez les bienvenus!

Numero16-copie-1.jpg 

Vous trouverez ici des renseignements concernant Pr'Ose! (une revue de la nouvelle et du texte court).


Vous pourrez aussi dénicher, parfois, un texte d'EmmaBovary, écrivaillonne fantasque, sujette aux coups de folies et à l'influence de la lune sur les marées d'océan...

 Concernant les services d'écriture et ateliers PrOse Ecriture, basés sur la région d'Orléans, découvrez à présent le blog consacré à cette activité, à l'adresse suivante: http://www.proseecriture.blogspot.com/

 

 POUR VOUS PROCURER Pr'Ose!

 Cliquez ici: http://emmabovary33.over-blog.com/article-parution-de-pr-ose-n-17-84767571.html

 

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   Il est possible d'envoyer les textes par courrier (revue Pr’Ose, Frédérique Trigodet, résidence Rive Gauche, Bât. C, 23 rue Tudelle, 45100 Orléans) ou par e-mail (prose@laposte.net). Pour les nouvelles, ne pas dépasser 20000 caractères (espaces comprises). Pour les textes courts, 2000 caractères (espaces comprises). Il peut y avoir 4 à 6 mois d’attente avant réponse.

      

   Bien entendu, comme dans la plupart des revues littéraires, la publication dans Pr’Ose n’entraîne aucune rémunération et les auteurs conservent la propriété de leurs écrits.

 

  N'hésitez pas à vous procurer la revue avant d'envoyer un texte afin de connaître notre ligne éditoriale. Attention: La parution de la revue cessera avec le numéro 18!

   

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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 17:13

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"Suite à l'inactivité prolongée (plus de 45 jours) sur votre blog et conformément à nos Conditions Générales d'Utilisation, des espaces publicitaires supplémentaires ont pu être affichés automatiquement.

Une simple action de votre part telle que publier un article ou répondre à un commentaire désactivera ces espaces."

Voilà!

T'es content Over-Blog!?

 

 

Et sinon, bonne fêtes aux lecteurs de Pr'Ose! et aux passants curieux qui s'arrêteraient dans les parages de ce blog légèrement endormi!

 

 

EmmaBo (varie...)

Par EmmaBovary - Publié dans : Humeur
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 14:53

Chers lecteurs, auteurs et amis de Pr’Ose !,

 

Après bien des péripéties (et de gros soucis personnels), je vous annonce que la revue Pr'Ose! est enfin disponible. Un beau numéro, sur le thème "Une île" qui rassemble des plumes diverses et parfois inédites.

 

La liste des auteurs qui nous racontent "une île":

Fabienne Rivayran

Xavier Lefebvre

Véronique Pingault

Sophie Adriansen

Valérie Allam

Inta

Annick Demouzon

Adonis Brunet

Maryam Bove

 

Et Gaëlle Pingault en chroniqueuse de Salons de nouvelles!


 

Pr'Ose-17 001

 

Pour commander ce numéro (4€ l’exemplaire), merci d'envoyer un chèque à l'ordre de Frédérique Trigodet et à l'adresse suivante: Résidence Rive Gauche, Bât. C, 23 rue Tudelle, 45100 Orléans. (bien indiquer l’adresse complète, merci !)

L’abonnement reste possible si vous commandez ce numéro (17) et le 18 (montant: 8€ ; 10€ pour l'abonnement de soutien).

Ensuite, il faudra patienter, car la revue va faire une pause pour quelques temps. Afin de revenir (peut-être) sous une autre forme...

 

Votre commande prise en compte à réception du chèque et la revue vous sera aussitôt envoyée. Si vous ne savez plus où vous en êtes de votre abonnement, n'hésitez pas à m'envoyer un mail  à prose @ laposte.net  (sans les expaces).

 

Pour information, vous pouvez envoyer vos contributions pour le n°18 dont le thème sera libre. Merci pour votre patience ! Et Pr’Osement vôtre !

 

Frédérique Trigodet

 

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Par EmmaBovary - Publié dans : Revue Pr'Ose!
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Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 18:54

Bonjour,

 

Le numéro 17 de "Pr'Ose!", prêt depuis trois semaines, est toujours en attente de publication et je ne peux rien y faire. La chose devrait être résolue début septembre. Les exemplaires des auteurs, des abonnés et des contributeurs seront aussitôt envoyés.

 

En attendant de vous faire découvrir ce beau numéro (je vous jure que ce n'est pas un mirage, il existe! ), je vous souhaite une belle fin de mois d'août et m'en vais dire bonjour à l'océan.

 

 

Frédérique

 

 

 

LeitMOTive-JFE

 

 

Et trois petites idées de lecture pour la rentrée...

 

- Un recueil de nouvelles dont les textes suivent les humeurs de la marée et de l'existence, au gré de l'imagination des 20 auteurs. Le tout à partir d'une phrase imposée... - Leitmotive, Opus 1 - (chez Jacques Flament Editions). Chez le même éditeur, découvrez aussi l'univers décalé, drôle et incisif de Dominique Guérin (- Aux p'tits bonheurs malchance!- nouvelles).

http://www.jacquesflament-editions.com/boutique/leitmotive-opus-1/

 

- Enfin, tout juste sorti des presses chez Henry des Abbayes, le nouveau recueil de Sylvette Heurtel: Les Contes Déraisonnables, un petit bijou qui vous entrainera d'île en île, à la recherche des absents pour un beau voyage à travers les mots.

http://editionsdesabbayes.blogspot.com/2011/07/sylvette-heurtel-contes-deraisonnables.html

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Par EmmaBovary - Publié dans : Revue Pr'Ose!
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 19:23

UneILE-Pr-Ose16.jpg

 

Chers lecteurs, auteurs et amis de Pr’Ose !,

 

 

Cette fois, c’est certain, le numéro 17 sortira fin juillet, sur le thème :

« Une île » .

 

Je m’excuse pour ce gros retard dû à des soucis personnels. Les auteurs ayant envoyé des contributions recevront bientôt un courrier annonçant les textes retenus pour parution.

 

 

Pour pré-commander ce numéro (4 euros l’exemplaire), vous pouvez envoyer dès à présent un chèque à l'ordre de Frédérique Trigodet et à l'adresse suivante:

 

Résidence Rive Gauche, Bât. C, 23 rue Tudelle, 45100 Orléans.

 (bien indiquer l’adresse complète, merci !)

 

 

 L’abonnement reste possible si vous commandez ce numéro (17) et le 18. Après, il faudra patienter, car la revue va faire une pause pour quelques temps.

 Afin de revenir (peut-être) sous une autre forme...

 

 

Votre commande prise en compte, la revue vous sera envoyée à la fin du mois de juillet. Si vous ne savez plus où vous en êtes de votre abonnement, n'hésitez pas à m'envoyer un mail (prose@laposte.net ).

 

 

 

Pour information, vous pouvez envoyer vos contributions pour le n°18 dont le thème est libre.

 

 

 

Merci pour votre patience !

 

Et Pr’Osement vôtre !  

 

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Edit du 28 juillet:

 

A l'occasion de la sortie du n°17, nous vous proposons une promotion sur les anciens numéros, si vous en achetez plusieurs :

 

 

- n° 9 ( 6 exemplaires) :

 

Régine Garcia, Hélène Dehoux, Emilie Douïb, Fanny Charpentier, Fabienne Henry

 

 

- n° 10 : épuisé

 

 

 

- n°11 (2 exemplaires) :

 

Danielle Akakpo, Jean-Claude Touray, Marie-José Madera-Besse, Christine Kilis, Anne Deniau, Gaëlle Pingault, Frédérique Trigodet, Nadia Le Roux, Maneki Neko, Dakota Mylanès

 


- n° 12 : épuisé

 

 

- n° 13 (9 exemplaires) :

 

Dominique Guérin, Alain Emery, Christophe Esnault, Ghislaine Maïmoun, Agnès Laroche, Véronique Pingault, Karine Macarez, Claude Romashov

 

 

- n° 14 (2 exemplaires) :

 

Guylaine de Fenoyl, Luc-Michel Fouassier, Jean-Claude Touray, Danielle Akakpo, Lucas Latil, Frédérique Trigodet, Eli Huvelin

 

 

- n° 15 (2 exemplaires) :

 

Lunatik, Anne Veillac, Lal Behi, Scylliane Mohan, Maryline Martin, Nadia Le Roux, Chris Simon, Thomas Vinau, Chrysopale, Frédérique Trigodet, Annick Demouzon, Fabrice Marzuolo, Fabienne Rivayran et les auteurs du conte collectif...

 

 

-n° 16 : épuisé

 

 

 

Prix de cette promotion : (hors n°17)

 

1 numéro : 3 euros

2 numéros : 5 euros

3 numéros : 7 euros

 

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Par EmmaBovary - Publié dans : Revue Pr'Ose!
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Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 09:00

 

Nous poursuivons la publication des textes écrits pour le 1er appel à textes Leitmotive et qui n'ont pas été retenus. La publication sur ce blog permettant ainsi d'offrir aux auteurs l'occasion d'être lus.

Aujourd'hui, Emmanuelle Cart-Tanneur nous balade sur la plage...

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LeitMOTive-JFE

Le recueil avec les nouvelles sélectionnées est sorti le 8 juin.

Pour le commander: http://www.jacquesflament-editions.com/boutique/leitmotive-opus-1/

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L'amère à boire.

 

Je me suis réveillé avec la marée. Sans doute l'influence du milieu aquatique sur mon cerveau dérangé.

 

Ma première pensée a été pour Tina, qui dormait sans doute encore, emmitouflée dans son duvet, serrée contre le bide et respirant l'haleine chaude de ce crétin des Alpes qui me l'avait arrachée. Elle avait toujours aimé la rando, l'air de la montagne et les nuits sous la tente, c'est ce qu'elle m'avait lancé avant de partir. Avec lui. Ah bon. Moi je croyais qu'elle aimait les balades sur la plage, le bruit des vagues et les siestes coquines à l'abri des stores. Avec moi. Comme quoi on ne connaît jamais vraiment les gens.

 

Le chien a dû sentir que je me réveillais, il a sauté sur le lit et il a commencé à me lécher à grandes lampées. Il puait de la gueule, ça m'a rappelé l'autre alors je lui ai filé une beigne et il a détalé en couinant. Pourtant c'est encore lui que j'aimais le mieux dans tous ceux qui m'avaient approché ces derniers mois. Vous me direz, c'était vite vu, à part Tina et le chien, j'avais vu personne. En plus, c'est elle qui s'était amenée à deux : le chien était à elle, enfin il la suivait partout, elle m'avait dit qu'elle ne savait pas ce qu'il lui trouvait mais il ne la lâchait pas, moi j'y ai pas vu d'inconvénient qu'elle soit toujours accompagnée par ce clébard, alors on l'a gardé. A la longue il était devenu un peu comme notre gosse. On lui achetait des os en plastique. On l'emmenait en promenade sur la plage. Tina jetait les os et il les regardait s'envoler puis atterrir, plus loin sur la plage, sans broncher, en se contentant de tirer la langue bêtement et joyeusement en nous regardant, et en bavant. Je crois qu'on a perdu pas mal d'os les premiers jours, et puis on a arrêté d'en acheter. Ce chien était vraiment trop con.

 

Je me suis étiré, j'ai bâillé un bon coup, et puis il a bien fallu que je me bouge. Je n'avais pas grand-chose à faire de toute façon alors autant me lever : debout, la visibilité est toujours meilleure que couché. Le frigo éclairait la cuisine, j'avais encore dû le laisser ouvert en allant chercher ma dernière bière de la soirée : au moins le chien aurait bien dormi. Parce qu'en plus d'être con, ce chien, il a peur du noir. Et quand il a peur, il pleure. Je sais pas à quoi ressemble une nuit avec un gosse qui chouine, mais avec un chien, moi je vous le dis, y’a de quoi songer au meurtre. Il a du bol, ce clébard, que je sois souvent trop soûl pour me relever, mais qu'il attende un peu que je rentre de désintox et là , il comprendra qui c'est Raoul.

 

Enfin, pour rentrer de désintox faudra déjà que je m'y inscrive.

 

C'était dans mes projets avec Tina – enfin, c'était dans ses projets pour moi. Regarde-toi, qu'elle me disait, tu crois que ça me fait envie une barrique ambulante comme ça ? Tu crois que j'ai envie de me montrer avec toi ? Moi je voyais pas bien l'intérêt de nous montrer, comme elle disait : nous montrer à qui, d'abord ? Si j'étais venu dans ce coin, c'était bien pour être tranquille et pas avoir à me prendre la tête avec celle que j'avais, justement. Au début, elle avait fait la tronche à cause de ça : personne pour voir ses belles robes et son épilation parfaite, je lui avais dit que je m'en fichais, que je l'aimais même en jean et les aisselles en liberté, mais elle avait fait une petite moue, genre C'est bien la peine, la peine de quoi j'en sais rien, je lui avais jamais rien demandé et elle me le reprochait presque, les femmes vous savez quoi, moi je vais vous le dire, ça me fatigue. Je suis encore plus peinard avec le chien, qu'elle m'a laissé, peut-être parce que lui non plus ne lui faisait pas assez de compliments sur ses bikinis.

 

Je me suis fait un café, le chien remuait la queue en jappant joyeusement tout autour de moi, comme s'il se réjouissait de bientôt pouvoir laper le filtre plein de marc. J'ai failli lui faire le coup – dix contre un qu'il aurait été capable de se jeter dessus – et puis j'ai eu pitié, je lui ai versé dans une assiette le reste de la boîte de Pal qui trainait dans le frigo. Il a mangé bruyamment pendant que je buvais mon café, en aspirant avec des frlfrlfrl comme Tina détestait, et ça m'a fait plaisir de penser qu'elle pourrait plus m'en empêcher. Le bonheur commence par une collection de tout petits plaisirs.

 

J'ai jeté la tasse dans l'évier, laissé l'assiette du chien par terre, et on est sortis. Le soleil crachait sa chaleur comme un réacteur d'avion dans un film muet, et je suis dit que le mieux à faire était, à part de trouver une bière fraîche, de nous dégoter un coin à l'ombre pour la sieste. On a trouvé les deux vite fait. On s'est installés sous la coque d'un bateau sur cales qui avait l'air d'être en réparations depuis au moins dix ans, et on a piqué un roupillon. Pas longtemps, parce que des gosses ont débarqué avec un cerf-volant et mon con de chien s'est mis à vouloir aller jouer avec eux et à courir après le cerf-volant. Quand il a eu déchiré la toile et emmêlé le fil de nylon autour des jambes du plus petit, et que j'ai vu un gros costaud arriver de loin pour savoir pourquoi le gosse chouinait, on a jugé utile de mettre les voiles. J'ai dû attraper le chien par le collier pour l'empêcher d'aller faire la fête au père et plus on s'éloignait, plus je me disais qu'on était partis à temps parce que même de loin, ce type avait l'air énorme et je ne pense pas que mes cinquante kilos l'aient impressionné – et les six du chien, non plus.

 

Finalement on est rentrés, c'était encore là qu'on était le mieux. J'ai allumé la télé, c'étaient Les Feux de l'Amour, vingt ans que ce truc passe et même pas en boucle, ça évolue, y’a une histoire, une intrigue comme disait Tina qui exigeait qu'on se taise le chien et moi quand ça commençait, et pas question de lever une fesse pour aller chercher une bière, fallait que je regarde avec elle et qu'après on en parle, C'est important de partager des émotions, qu'elle disait, je veux tout partager avec toi. Ça pour partager, on a partagé : elle a pris la bagnole, et m'a laissé le chien. J'ai éteint la télé.

 

Il était même pas trois heures et je me demandais déjà comment j'allais passer le temps jusqu'au soir. Ça me déprimait trop de regarder la télé éteinte alors avec le chien on est ressortis, pour essayer de trouver des tellines sur la plage. Au début, ça l'avait amusée, Tina, de repérer les petites algues vertes qui dépassaient à peine du sable mais qui pointaient la telline, on grattait juste en-dessous et on trouvait fatalement un coquillage, on en a ramassé des kilos comme ça, et le soir on se les faisait à la poêle, avec plein de crème et de l'ail. On a peut-être été heureux deux ou trois fois grâce à ces bestioles-là. Là, y’en avait plus, ou on n'y avait pas goût. Pis si j'en avais ramassé huit ou dix, j'allais pas me les faire façon nouvelle cuisine, en rond au milieu d'une assiette, et santé le chien, trinquons à l'abandon... Alors on est rentrés, pour la deuxième fois de la journée. Le chien était content, et ça fait toujours plaisir de voir quelqu'un d'heureux à côté de vous, même quand on ne l'est pas. Ça diffuse, comme une ampoule basse consommation, ça n'éblouit jamais mais ça réchauffe toujours un peu.

 

Le jour était encore bien là, la nuit serait courte, en ce mois de juin les insomniaques souffraient moins longtemps. Moi, y’a longtemps que je n'avais plus de problème pour sombrer, pas de meilleur médoc qu'une bibine, tiède si possible c'était encore plus régressif, je me disais parfois que si j'avais pu je me la serais bue au biberon. Tina avait peut-être raison de me dire que j'étais immature, que je garderais jamais un boulot, que j'avais pas de projet dans la vie. Elle avait pas compris que mon projet, ça avait été elle, tout le temps qu'elle avait passé avec moi. Je savais rien d'elle, sauf qu'en vrai elle s'appelait Martine, mais ça m'allait, j'avais pas envie de prendre tout ce qu'elle traînait comme valises ou comme histoires, je la voulais elle, juste elle, et c'était bien comme ça. Je la voulais, et je l'ai eue. Et on a été bien. Pas longtemps Juste assez pour la regretter quand elle m'a lâché.

 

J'ai ouvert le tiroir de la table de la cuisine, j'ai fouillé dans le bazar des décapsuleurs et des calendriers des Postes, et j'ai retrouvé notre photo : on l'avait faite le soir où je lai rencontrée, celui de la Fête du Port, sur le quai. Elle était aussi ronde que moi je crois, et on a dû se reconnaître du même tonneau, qui se ressemble s'assemble, j'étais seul et elle et son chien aussi, et on s'est dit que ça pourrait faire des étincelles, sa jeunesse et ma folie, sa petite robe et mes envies, et le chien avait l'air d'accord. Sur la photo on nous voit tous les trois, je sais plus qui nous a pris mais c'est bien nous, il y pas si longtemps, et je me suis dit qu'heureusement que c'était du noir et blanc, parce que la couleur, ça irait plus du tout avec le souvenir.

 

J'ai jeté la photo dans l'évier et j'ai ouvert le robinet au-dessus. Notre image s'est décomposée et le sourire de Tina s'est tordu sous l'eau chaude, je l'ai trouvée ridicule et laide. Ça m'a fait du bien. Ensuite j'ai sorti de la poche de mon jean le mot d'adieu qu'elle m'avait écrit. Je n'avais jamais vu son écriture avant et je l'avais trouvée bête, appliquée comme celle d'une écolière et avec des majuscules à presque tous les mots ; elle écrivait comme elle s'habillait, en en rajoutant, en en faisant trop. Je n'ai pas relu ce qu'elle avait écrit, je le savais, moi qui n'avais jamais retenu une leçon il m'avait suffit d'une lecture pour le savoir par cœur, son baratin. Tony avait un chalet, Tony était guide de montagne, Tony ne buvait que de l'eau de source, et le chat de Tony n'aimait pas les chiens, alors elle me laissait le sien, ça me ferait des souvenirs, et elle me souhaitait bonne continuation. Je me suis demandé pourquoi j'avais gardé ça aussi, je l'ai froissé et jeté dans l'évier avec la photo. J'ai éteint le robinet et laissé tout ça se ramollir, ensuite j'ai déchiré le papier détrempé et petits morceaux que j'ai sortis de l'eau et essorés. Et avec la pâte à papier, j'ai modelé une petite bouteille que j'ai mise à sécher sur le radiateur. La tête de Tina apparaissait, par hasard, pile-poil au niveau de l'étiquette et ça m'a fait sourire, on aurait dit une nouvelle marque de bière : Tina, le plaisir de l'amertume ! J'avais peut-être raté une grande carrière de publicitaire.

 

Je me suis couché tout habillé, le chien à mes pieds. Au matin, la bouteille de papier avait séché ; je l'ai mise dans ma poche et j'ai dit au chien qu'on allait voyager. Il a eu l'air d'accord : la montagne, sûr qu'il va aimer.

 

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L’auteur :

C'est assez récemment qu'Emmanuelle Cart-Tanneur est tombée dans la marmite de l'écriture. D'abord inspirée par le quotidien, souvent noir, de ses contemporains, elle a peu à peu évolué en se tournant vers des histoires plus fantaisistes, mêlant le concret et l'onirique, sans frontière réelle entre les deux. Ses inspirations sont nombreuses, du grand Maupassant à Marcel Aymé et Boris Vian, en passant par J.C.Oates, Janet Frame ou Brautigan, des maîtres qu'elle ne tente pas d'égaler mais qui lui montrent un chemin idéal entre rêve et réalité.

 

Son blog: http://emma-carpe-diem.bloxode.com/

Lire un autre texte de l'auteur sur le blog Mot Compte Double: http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/2011/06/06/amour-toujours-une-nouvelle-demmanuelle-cart-tanneur/

 

 

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Par EmmaBovary - Publié dans : Les mots des autres
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 09:00

 

A l'occasion de la sortie du recueil Leitmotive 1 chez Jacques Flament Editions, nous vous proposons de découvrir les nouvelles d'auteurs ayant participé mais dont les nouvelles n'ont pas été retenues.

Une façon de faire vivre ces textes écrits pour trouver les yeux de lecteurs...

Nous commençons aujourd'hui avec Ghislaine Maïmoun.

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LeitMOTive-JFE

 

Pour commander le recueil: http://www.jacquesflament-editions.com/boutique/leitmotive-opus-1/

 

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Ressac.

 

Ce matin en me réveillant, je me suis dit que j’avais le cerveau dérangé. Quand je dis dérangé, c’est vraiment au sens propre qu’il faut l’entendre. Pas rangé, ou plutôt rangé, puis retiré de son rangement… Hébété, comateux, il m’a fallu du temps pour remettre la main dessus. Un cerveau, ce n’est pas comme un téléphone portable, il ne suffit pas de l’appeler pour qu’il bourdonne et nous signale sa présence. Mes recherches s’étant avérées infructueuses, j’ai décidé d’aller piquer une tête dans l’océan voisin. Et là, miracle ! Comme un casse-tête chinois dont on m’aurait donné la solution, toutes mes cases neuronales se sont remises en place. Prêtes à fonctionner. J’avais retrouvé mon cerveau. Et mes esprits avec. Et mes souvenirs. Et ma déprime par la même occasion… ce dont je me serais passé. J’étais seul dans cette chambre d’hôtel face à l’atlantique, sous un ciel souriant effrontément, moi qui n’avais envie que de pleurer. Sylvia m’avait quitté voilà dix jours et amputé d’une moitié de moi-même, je trimballais l’autre en m’appuyant sur une béquille nommée « vacances » ou « changement d’air ». Si j’avais eu le cœur de m’observer de l’extérieur, ça m’aurait bien fait rigoler ! Méchamment. « Quel pauvre type, ce mec déglingué, ce fantôme qui ne sait plus vivre par lui-même, qui n’a pas la fierté de réagir, de se relever après sa chute, qui traine son cœur meurtri comme un gamin ses genoux écorchés ! Non mais regardez-le ! » J’aurais rigolé, oui, moi qui avais toujours déclaré à toutes les oreilles un tant soit peu attentives de mon entourage que les mecs qui chialaient pour un chagrin d’amour, pour une nana qui leur faisait faux bond et qu’il suffisait de remplacer par une autre, « ben c’étaient pas des mecs ! » Voilà, j’étais une loque.

***

Sylvia, je l’ai rencontrée il y a trois ans, à un vernissage. Elle promenait sa silhouette longiligne moulée dans un slim et tomba en arrêt devant un tableau coloré représentant vaguement un arlequin désarticulé sur fond bleu. Ses cheveux longs, raides, affleuraient sa taille. J’admirais sa chute de rein et le rebondi de ses fesses avant même d’avoir vu son visage. On dit que le regard des hommes s’arrête toujours au niveau de la poitrine des femmes. Ce fait se vérifia lorsque Sylvia se retourna et l’arrondi qu’elle me présenta me fit entrevoir des voluptés certaines. Je tombai irrémédiablement amoureux. Plus tard, je remarquerais la légère dissymétrie du visage, la coquetterie dans l’œil et les dents du haut un peu avancées. Mais le sourire, ce sourire envoutant qui me laissait démuni, rattraperait tout. Je n’osais l’aborder et si mon copain Romain, le directeur de la galerie d’art, qui connaissait aussi Sylvia, ne m’avait pas présenté, je crois que j’en serais encore à chercher une opportunité de lui parler. Au regard insistant qu’elle posa sur ma personne, je sus que je lui plaisais. Le soir même, nous étions amants. Je l’avais invitée chez moi pour lui montrer deux œuvres du peintre qu’elle avait admiré au vernissage, et dont j’avais fait l’acquisition récemment. A peine la porte refermée, elle m’embrassa à pleine bouche et entreprit un déshabillage en règle. Nous nous retrouvâmes au lit et la nuit fut courte. Au début et pour être honnête, je dois dire que notre relation était purement physique. Nous nous retrouvions plusieurs fois par semaine et, affamés, nous jetions l’un sur l’autre pour faire l’amour. Rien d’autre ne comptait. Sylvia n’était jamais rassasiée et je dois dire que, parfois, j’appréciais les semaines où nous nous voyions moins. Peu à peu, cependant, une intimité subtile, faite de regards langoureux et de fous rires, puis de discussions, de sorties cinéma, de balades main dans la main, se créa. Nos liens se renforçaient, jusqu’à ce jour d’octobre où nous décidâmes de vivre ensemble. J’avais longtemps hésité avant de franchir le pas. Moi, le célibataire-endurci-coureur-de-jupons, me mettre en ménage avec une fille s’avérait contraire à tout ce que j’avais proclamé jusqu’ici. Mais cette fois-ci c’était différent, Sylvia était assurément « la » femme de ma vie.

***

Trois coups légers frappés à la porte me tirent de ma contemplation. Oui, je libère bien la chambre à midi. Non, je ne déjeune pas au restaurant. Oui mon séjour à l’hôtel Atlantic a été agréable et re-oui, j’entreposerai bien ma valise dans la pièce prévue à cet effet en attendant le départ de mon train ce soir. Le silence s’est enfin rétabli sur la porte refermée. Je frissonne dans le peignoir que j’ai enfilé après mon bain. Sur ma peau nue courent des picotements furtifs. Le sel. Je ferme les yeux et le corps de Sylvia apparaît. Ses fesses, ses seins, son ventre plat, ses cuisses… Une érection soudaine... Je me suis caressé, lentement d’abord puis plus énergiquement. Sylvia, oh Sylvia… pourquoi ? Puis le soulagement est venu, plaisir mêlé d’amertume et de tristesse, détente physique et torture morale. Plus jamais…

***

Mon studio de mec devint donc un studio de couple. Sylvia y rapatria des accessoires typiquement féminins qui vinrent apporter une touche insolite à mon environnement : des coussins à fleurs, de la vaisselle multicolore, des draps roses, quelques bibelots, des livres et des tableaux contemporains. Mes murs blancs s’animèrent de teintes vives, mon ordre monacal se transforma en joyeuse pagaille. La vie semblait avoir pris possession de chaque mètre carré. Ma brosse à dents partagea son verre avec la sienne, j’appris à partager ma salle de bain ou plutôt, j’acquis l’habitude de l’utiliser lorsque Sylvia n’y était pas. Nous nous retrouvions avec fougue le soir, nous faisions des grasses matinées le dimanche matin, des brunchs vers midi, des promenades ensuite… La vie s’écoulait, tantôt tranquille, tantôt impétueuse, toujours agréable. J’étais heureux. Sylvia aussi, en tous cas elle en donnait toutes les apparences. Plus de deux ans s’écoulèrent sous ce ciel sans nuage. Jusqu’à ce que je déclenche l’orage. Depuis quatre mois, ma sœur était l’heureuse maman d’un petit Tom dont j’étais fou. Et je me prenais à m’imaginer de plus en plus souvent avec un bambin à moi. J’osais en parler à Sylvia et sitôt les premiers mots prononcés, je me rendis compte que j’aurais mieux fait de me taire. « Pas question ! Je suis une femme libre et qui compte le rester, je vis avec toi parce que je t’aime et que ça me convient comme ça mais en aucune façon je veux être entravée par la responsabilité d’un enfant ! Nous sommes deux adultes dans une relation d’adultes et c’est parfait, alors ne te mets aucune idée en tête. Fonder une famille, les couches, la crèche, l’école, les dimanches et les noëls chez belle-maman, c’est pas mon genre, tu oublies ! » C’était on ne peut plus clair et dit d’une voix glaciale. Ce fut notre première dispute et la dernière. J’en étais malade. Je n’abordai plus jamais le sujet et lorsque voilà dix jours, Sylvia m’annonça qu’elle me quittait je pensai tout de suite que cette conversation y était pour quelque chose. Elle m’assura que non, que c’était un ensemble de choses liées à moi, à elle, à nous, que la routine s’installait et qu’elle détestait ça… mais elle ne parvint pas à me convaincre. Cet orage que j’avais provoqué devenait pour moi un cyclone qui m’emportait dans son œil.

***

J’ai encore plus de deux heures avant de prendre mon train. J’erre sur la plage désertée. La mer s’est retirée dans ses appartements, sans doute de l’autre côté de la terre, là où les hommes marchent la tête en bas. Le sable mouillé s’étend sur des kilomètres et les trous de coques font des bulles. Mon cerveau mal rangé tente de trouver une cohérence au fouillis qu’il ne maitrise pas. Les mains dans les poches, je respire les effluves d’iode qui trainent alentour. Le vent passe sa main froide sur ma nuque, soulève mes cheveux et les ébouriffe un peu. Une caresse un peu trop rude, presque une gifle… Les mèches longues de Sylvia en vrac sur ses épaules, si fines, si longues… de la soie sous mes doigts… J’ai retiré mes souliers, je les tiens à la main. Je m’aventure sur l’arène gorgée d’eau, j’y laisse l’empreinte de mes pieds un instant, qui disparaît très vite. Là-bas, l’horizon est gris. Il touche le bout du bout de la terre. J’avance à sa rencontre improbable. J’ai toujours aimé la mer. Sylvia, non. Sylvia aimait la ville, la fête et l’amour. Le sexe, la danse et la couleur. La liberté aussi. Sa tempe diaphane où palpitait un vaisseau bleu m’émouvait. Ses doigts fins agrippés à mes hanches dans l’amour, ses ongles plantés dans mes bras… Etait-ce hier ? Etait-ce plus tôt ? Je ne sais plus. Je revois son regard asymétrique, ses yeux ternis, son sourire figé… J’ai essuyé la trace rouge au coin de sa bouche… Sa peau d’albâtre était douce… J’ai posé sa tête doucement sur l’oreiller de notre lit. Dors ma Sylvia, un jour je t’emmènerai au bord de l’océan respirer le bon air marin, tu verras, tu aimeras. La mer est toujours là, tu sais. Elle était là ce matin, mouvante, fraiche, vivante. Immuable. Elle est là cet après-midi, tapie dans les replis du sable qui fait son lit. Invisible. Je t’apprendrai à l’aimer. On dit que la marée montante avance à la vitesse d’un cheval au galop. Je vais à sa rencontre avec toi, ma belle. Tu sens l’odeur du sel ? Tu entends gronder la houle ? Tu perçois les voix de la mer ? Son chant qui m’a réveillé ce matin… Ce chant qui te berce à distance dans ton sommeil de poupée de porcelaine. Ta poitrine ne se soulève plus, tes yeux ne me voient plus… Mais ton regard intérieur est avec moi. Je te murmure des mots d’amour, des mots d’enfance et de tendresse. Tu seras toujours à mes côtés toi mon amour, la femme de ma vie. Je ne pouvais pas te laisser partir, tu comprends ? Je t’aimais trop. Je t’aime trop. La douceur de mes mains autour de ton cou, le froid de la lame sur ton visage… Tout se mêle, le ciel avec l’eau, le matin avec le soir, hier avec demain… Je marche vers le lointain. Mes pieds s’enfoncent un peu plus à chaque pas. Je laisse tomber mes chaussures par terre et le plouf qu’elles font en touchant le sol me surprend. Déjà ? Oui, mes chevilles sont recouvertes d’eau. Bientôt le soir va engloutir la baie et le cycle sans cesse recommencé des marées va reprendre. Bientôt, la mer étale aura retrouvé sa place. Le galop de la vague est maintenant perceptible. Tu l’entends cette fois ? Elle approche… inexorablement. C’est bien. Le calme s’est fait dans mes pensées. Mon cerveau enfin apaisé, rangé, ne me tourmente plus. Tu es avec moi pour l’éternité. La vague approche et je vais l’accueillir… Avec toi.

 

 

L'auteur:

Originaire d’Auvergne, Ghislaine Maïmoun vit en banlieue parisienne. Enfant, elle a commencé à écrire des histoires vers l'âge de 8 ans, avant de passer à la poésie à l'adolescence.

Après une maîtrise de Lettres et un diplôme de bibliothécaire, Ghislaine a travaillé 20 ans en section jeunesse d'une bibliothèque municipale. Puis elle a décidé en 2003, de prendre une disponibilité, pour écrire à plein temps.

Quelques succès l'ont conforté dans sa volonté de poursuivre son chemin : publication dans « Ecrire Magazine » en 2006, « Le Quidam » en 2007, « Nuits d'Almor » en 2007, « Pr'Ose » en 2009 et dans l’anthologie « Proverbes 1 » chez Griffe d’Encre en 2010. Une de ses nouvelles a également reçu le 1er prix du concours de la Compagnie du Barrage en 2009. Son rêve est d'être publiée et elle ne désespère pas d'y arriver un jour…

Son blog : http://ahvousecrivez.blogspot.com/

Le lien vers l’anthologie Proverbes parue chez Griffe d’encre : http://www.griffedencre.fr/spip.php?article632

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Par EmmaBovary - Publié dans : Les mots des autres
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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 13:22

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Le premier recueil LEITmotIVE rassemblant vingt nouvellistes est sorti le 8 juin chez Jacques Flament Editions.

 

     Pour fêter ça et en guise d'apéritif virtuel, voici l'incipit de ma nouvelle figurant dans cet ouvrage, histoire de vous mettre l'eau à la bouche!

 

  (certains d'entre-vous, plus particulièrement les copines d'écriture et les habitués de mes ateliers, remarqueront que j'y parle de météo et ils auront raison! Comme quoi...)

 

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       "Je me suis réveillée avec la marée. Sans doute l’influence du milieu aquatique sur mon cerveau dérangé. Mes yeux ont cherché la fenêtre pour voir comment se portait l’océan, alors qu’une nuit grise s’accrochait aux heures mouillées de l’aube. Je ne ferme jamais les rideaux, comme ça je peux observer mon carré d’eau et de ciel dans une trouée de la haie, petite lucarne apparue là où les branches se sont déplumées lors d’un mois de juillet trop sec.

       Pour l’heure, l’été tient du mirage. L’hiver nous fait son grand numéro à une semaine du printemps. Du coup, mon cerveau dérangé tourne en mode minimal. Manque de soleil, de chaleur, de lumière… Les jours s’enlisent au rythme de mon quotidien : je suis un vrai mollusque. Impossible d’en faire davantage tant que la température restera au–dessous des cinq degrés.

       Il y a des fois où cette histoire de cerveau dérangé me pèse. J’ai tout entendu..."

 

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Pour découvrir la suite de cette nouvelle, vous pouvez commander le recueil sur le site de Jacques Flament Editions: http://www.jacquesflament-editions.com/boutique/leitmotive-opus-1/LeitMOTive-JFEBonne lecture!

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Par EmmaBovary - Publié dans : Mes mots
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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 18:21

Voici le communiqué de Jacques Flament Editions à l'occasion de la sortie du premier recueil collectif de nouvelles LeitMOTive, opus 1:

 

"LA MARÉE MONTANTE… … a inspiré un certain nombre d'auteurs, qu'ils jouissent déjà d'une certaine reconnaissance ou qu'ils soient écrivains en herbe. Pas moins de 65 auteurs aux univers et imaginaire débridés ont proposé leur texte en vue de figurer dans le recueil collectif LEITMOTIVE, premier du nom. Un ensemble de qualité impliquant un choix difficile, par définition éliminatoire, une partie seulement des textes étant promue à l'édition papier. Au final, un recueil éclectique de vingt nouvelles, fragments savoureux d’une étonnante diversité. Senteurs iodées et parfums exotiques, eros et thanatos, onirisme et réalisme, poésie et paillardise, folie et bons sentiments, nostalgie douloureuse et présent obsédant s’y côtoient sans vergogne au rythme des eaux troubles et des vagues écumeuses.

 

Pour vous procurer l'objet-livre, résultat final de cette première aventure éditoriale, suivez ce lien : http://www.jacquesflament-editions.com/boutique/leitmotive-opus-1/

 

LEITMOTIVE, Opus 1, 14,90 €, disponible à partir du 8 juin 2011."

 

LeitMOTive-JFE

 

La brochette d'auteurs à découvrir:

Célestine - Alexandra Berthomet
Dans sa robe de marée - Justine Neubach
Death on two legs - Arnaud Modat
De la mnésie au truisme - Yu-lan Tsien
Dérive d’un oublié - Simon Proust
Des maux venus de loin - Jean-Pierre Boissière
Eau oxygénée - Emmanuelle Robert
Embrouille - Paul Andrade
La dame blanche - Brigitte Millet
La houle - Marie-Jeanne Bourdon
L’attente - Laurence Baudot
La vie animale - Frédérique Trigodet
Lys - Elisabeth Dewilde
Morsure lente - Christophe Esnault
Mutatis mutandis - Lal Behi
Pirate russe - Véronique Pingault
Poisson d’avril - Patrick Larriveau
Raconte-moi la mer - Nicolas Brulebois
Ressac - Isabelle Guilloteau
Une idée pour deux - Dominique Guérin

Par EmmaBovary - Publié dans : Mes mots
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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 15:26

Au mois d'avril, j'ai participé au premier appel à textes LeitMOTive des Editions Jacques Flament.

Cet éditeur a, entre autres, publié l'excellent recueil de Dominique Guérin "Aux p'tits bonheurs malchance" dans sa collection Chrysalides, consacrée à la nouvelle (http://www.jacquesflament-editions.com/boutique/aux-ptits-bonheurs-malchance/).

 

 auxptitsbonheursmalchance

 

Suite à ce 1er appel à textes, un recueil des 20 nouvelles sélectionnées paraîtra le 15 juin. Mon texte s'y trouvera en bonne compagnie!

 

Le 2ème appel à textes est d'ores et déjà lancé!

 

Voici toutes les infos:

 "Une fois par trimestre, un recueil de nouvelles au nom générique de LEITMOTIVE sera publié, afin de permettre aux passionné(e)s d’écriture de voir leurs premiers textes publiés dans un recueil collectif.

Ces recueils auront la particularité d’être thématiques, chacun des textes choisis devant commencer par deux phrases imposées. Ensuite, liberté totale aux auteur(e)s pour laisser libre cours à leur imagination dans quelque genre littéraire que ce soit.

Deux contraintes néanmoins : le texte doit être en prose et sa longueur est limitée à 15 000 signes espaces compris.

20 textes d’auteurs différents seront sélectionnés pour chacun des volumes édités. Les auteurs sélectionnés recevront un exemplaire de l’ouvrage, au moment de la parution, et une rémunération en droits d’auteur au prorata de leur participation à l’ouvrage collectif, soit un vingtième de 10 % = 5 ‰ du prix de l’ouvrage HT. Les autres textes non publiés seront disponibles dans un espace numérique réservé à cet effet, disponible sur le site de JACQUES FLAMENT ÉDITIONS.

Les textes doivent nous parvenir sous forme de fichier numérique, format WORD, avec vos coordonnées (nom, prénom, adresse postale et adresse électronique) à l’adresse suivante : leitmotive@jacquesflament-editions.com … au plus tard 60 jours avant la date de parution.

Le LEITMOTIVE, opus 2, sortira le 15 SEPTEMBRE 2011. Date limite d’envoi : 15 JUILLET 2011.

Les deux premières phrases doivent être impérativement les suivantes : FATIGUÉS DE LUTTER CONTRE LES FORCES D’INERTIE, NOUS ROULIONS SOUDÉS VERS LA NUIT, SUBISSANT L’ODEUR AIGRE DES CORPS ENTREMÊLÉS. LE BRUIT SOURD ET SACCADÉ DE L’ACIER SUR LES RAILS ÉTOUFFAIT LES SOUPIRS. Remarque : n’oubliez pas de donner un titre à votre nouvelle."

 

Un appel à textes et un recueil au final: n'hésitez pas à vous lancer!

 

 

 

Par EmmaBovary
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 14:08

La préparation du prochain numéro a pris beaucoup de retard pour tout un tas de raisons (personnelles et professionnelles)... Je m'en excuse auprès des auteurs, des abonnés et des lecteurs.

Le numéro 17 sortira donc plutôt courant mai qu'en ce beau mois d'avril qui commence sous le soleil.

En attendant, n'hésitez pas à vous balader sur ce blog et à lire les derniers billets.

 

Je vous souhaite un beau printemps!

Frédérique

 

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Par EmmaBovary - Publié dans : Revue Pr'Ose!
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