NOUVELLES DU SALON

Publié le par EmmaBovary

 

 

 

 

Allez, une question à mille euros (fictifs) pour commencer : quelle est la différence entre le salon du livre de Paris et celui d’Ozoir la Ferrière ? … Quelqu’un connaît la réponse ? … Oui, là-bas, au fond… Effectivement : à table, on sert du Haut-Médoc à Paris et du Bergerac à Ozoir mais ce n’est pas ça ! Disons que la réponse est plus littéraire… Allez, je vous la souffle : Ozoir n’est pas juste un salon du livre !

En effet, la jeune manifestation (deuxième édition en 2008) a choisi de défendre la nouvelle, cette dernière étant généralement oubliée ou zappée dans les salons commercialo-littéraires français, au profit du roman. L’art romanesque étant souvent considéré, à tort, comme un genre littéraire plus « noble ».

Prisée par les cultures anglo-saxonnes et d’Amérique latine, la nouvelle demeure relativement marginale en Europe. Pourtant, ce genre existe en France depuis le 17ème siècle. De nos jours, il existe de nombreux concours, des éditeurs et des revues qui défendent cette forme littéraire. Un genre d’une richesse, d’une vitalité et d’une modernité étonnante, comme on a pu le constater, les 15 et 16 novembre, au salon d’Ozoir.

 

Pour l’occasion, plusieurs acteurs du livre et de la nouvelle avaient été rassemblés à l’espace Horizon : éditeurs, revues, auteurs, libraires et même artisans du livre. Aux côtés de « stars » comme Simone Weil, Régine Deforges, Philippe Grimbert ou Nathalie Rheims, le public a eu l’occasion de rencontrer moult nouvellistes : Annie Saumont, Georges-Olivier Châteaureynaud, Luc Lang, Emmanuelle Urien, Eric et Luc-Michel Fouassier, Manu Causse, Laurence Barrère euh non, Corine Pourtau… Et j’en oublie (les auteurs de la sympathique maison Griffe d’Encre par exemple… dont je n’ai pas retenu les noms, désolée !). Et oui, contrairement aux idées reçues, le nouvelliste est loin d’être une espèce en voie de disparition !

Une fois passée la farandole des auteurs, plusieurs revues et éditeurs étaient réunis. Cette initiative heureuse a été l’occasion d’échanger, de découvrir, de partager. Au fil du week-end, le salon, les débats et différentes remises de prix ont permis de se retrouver ou de se rencontrer, de parler création, édition, distribution… Il est ainsi apparu qu’un point commun réunissait bon nombre d’exposants : la passion de la nouvelle !

Au fil des stands, le public a ainsi pu feuilleter les revues et ouvrages de Rue Saint-Ambroise, Harfang, Brèves, D’un noir si bleu, La chambre d’échos, Quadrature ou Griffe d’encre… Et, au bout du salon… celles de Pr’Ose ! Car c’est là qu’on m’avait installée, tout à côté des éditions Quadrature.

 

Les matinées n’attirant pas les foules (samedi à 14h, j’avais vendu une revue !), j’ai pu me balader chez les voisins, feuilleter des ouvrages et discuter avec des personnes que j’avais déjà croisées. Cela m’a aussi permis de voir en vrai des gens que je ne connaissais que sur internet. J’ai réalisé que j’étais plus connue plus sous mon pseudonyme que sous mon vrai nom ! « Oui, ai-je répété à de nombreuses reprises, EmmaBovary, c’est moi ! ».

 

Du côté des éditions Quadrature (une fine équipe venue de Belgique), la tendance était à la bonne humeur et au boulot aussi. En effet, Luc-Michel Fouassier dédicaçait son ouvrage « Histoire Jivaro », 100 nouvelles de 100 mots, tout juste sorti. L’auteur présentait ce livre dans sa ville, où il oeuvre en tant que délégué à la gestion de l’événement littéraire !

Ailleurs, la bonne humeur était pareillement au programme, chacun défendant ses auteurs et la nouvelle en général et par conséquent, les livres des autres ! De revues en recueils, des noms revenaient. D’autres étaient à découvrir. D’autres encore étaient en devenir. Certaines personnes, manuscrits sous le bras, venant sur le salon pour discuter avec les éditeurs. Car les nouvellistes en herbe sont nombreux. Et la présence de maisons telles que Quadrature ou D’un noir si bleu, de revues comme Harfang ou Brèves, était une sacrée opportunité (là, c’est la nouvelliste qui parle…).

 

Cette manifestation aura donc permis de belles rencontres. Les exposants sont, pour la majorité, prêts à retenter l’aventure l’an prochain. Espérons que le public réponde à nouveau présent et en plus grand nombre, ce serait encore mieux ! Car le salon d’Ozoir le Ferrière mérite de devenir un grand rendez-vous de la nouvelle. Et visiblement, c’est en bonne voie.

 

Les liens :

Le salon d’Ozoir : http://www.mairie-ozoir-la-ferriere.fr/salon2008/pages/salon.html

Pr’Ose ! : http://emmabovary33.over-blog.com/categorie-10219405.html

Editions Quadrature : http://www.editionsquadrature.be/

Editions La chambre d’échos : http://lachambredechos.com/index.html

Revue Brèves : http://www.atelierdugue.com/index.php?page=1&PHPSESSID=48d70b5af9a690c60d51d03be4550b47

Editions d’un noir si bleu : http://www.dunnoirsibleu.com/f/index.php

Revue Rue Saint-Ambroise : http://ruesaintambroise.blogspot.com/

Revue Harfang : http://www.entrevues.org/annuaire_recherche.php?

Editions Griffe d’encre : http://www.griffedencre.fr/

 

Publié dans Revue Pr'Ose!

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Commenter cet article

Nadia 18/12/2008 16:34

18 ? c'est pas mal du tout, Carla B. n'a pas vendu autant de CD !
Et c'est tant mieux !!!

:)

EmmaBovary 24/11/2008 19:01

Ouh, la honte: ça fait un peu la fille qui ne vérifie pas ses infos!!! Je corrige tout de suite.

Pascal 24/11/2008 09:48

Petit rectificatif : Laurence Barrère n'était pas à Ozoir, mais Corine Pourtau si.
A bientôt j'espère.

anne veillac 23/11/2008 14:49

Merci pour toutes ces infos et merci pour ce texte qui nous emmène dans ce salon. J'espère bien que l'année prochaine, je pourrai y aller.
Et les maison sd'édition dont tu parles (quadratures etc...) est-ce qu'elles seront aussi au salon du livre de Paris ?

EmmaBovary 22/11/2008 20:30

j'ai vendu 18 revues quand même (dont une bonne moitié achetée par les autres exposants!). Mon discours est rodé maintenant... je peux faire plein d'autre salon!