Soyez les bienvenus!

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Vous trouverez ici des renseignements concernant Pr'Ose! (une revue de la nouvelle et du texte court).


Vous pourrez aussi dénicher, parfois, un texte d'EmmaBovary, écrivaillonne fantasque, sujette aux coups de folies et à l'influence de la lune sur les marées d'océan...

 Concernant les services d'écriture et ateliers PrOse Ecriture, basés sur la région d'Orléans, découvrez à présent le blog consacré à cette activité, à l'adresse suivante: http://www.proseecriture.blogspot.com/

 

 POUR VOUS PROCURER Pr'Ose!

 Cliquez ici: http://emmabovary33.over-blog.com/article-parution-de-pr-ose-n-17-84767571.html

 

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   Il est possible d'envoyer les textes par courrier (revue Pr’Ose, Frédérique Trigodet, résidence Rive Gauche, Bât. C, 23 rue Tudelle, 45100 Orléans) ou par e-mail (prose@laposte.net). Pour les nouvelles, ne pas dépasser 20000 caractères (espaces comprises). Pour les textes courts, 2000 caractères (espaces comprises). Il peut y avoir 4 à 6 mois d’attente avant réponse.

      

   Bien entendu, comme dans la plupart des revues littéraires, la publication dans Pr’Ose n’entraîne aucune rémunération et les auteurs conservent la propriété de leurs écrits.

 

  N'hésitez pas à vous procurer la revue avant d'envoyer un texte afin de connaître notre ligne éditoriale. Attention: La parution de la revue cessera avec le numéro 18!

   

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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 12:58



Mercredi soir, je suis allée voir Arhur H en concert et  Shocked ...

Pour tout vous avouer, Arthur et moi, ça n'a pas toujours été facile. Au départ, ses délires jazzy me laissaient de marbre. Je le trouvais triste, trop intello. Et puis, il y a eu L'ALBUM: "Adieu tristesse"... qui est devenu un album phare de ma discothèque ! Et donc, mercredi dernier, la découverte sur scène...

Ben, j'peux vous dire que certains artistes devraient en prendre de la graine !

Parce qu'Arthur H est disco, Arthur H est un chanteur génial, Arthur H est heureux et ça fait du bien à son public ! Sur scène, ce trublion multicarte, mélange de Gainsbourg et de Joe Cocker, assaisonné de Madonna, nous a offert un show délirant, d'une grande qualité musicale (bravo aux musiciens qui l'accompagnent d'ailleurs).

J'ai dansé, ri, gueulé, chanté et je suis repartie de bonne humeur. Une très boooonnne soirée donc (et pourtant, j'avais eu une journée de m... !).


Smile

Par EmmaBovary - Publié dans : Contente!
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 19:37

Un nouveau texte, écrit à l'occasion de la nuit d'écriture du forum A vos Plumes:
http://avosplumes.xooit.com/f65-Plumes-d-insomniaques.htm
Bonne lecture!

(petite précision: le texte n'est pas retravaillé. Je l'ai écrit entre 20heures et une heure du matin! pas de retouche depuis)



  
C’était la dernière personne à rencontrer. Ou plutôt la dernière qu’il souhaitait rencontrer. Mais, c’était elle au milieu des fauteuils rouges, sous ce chapeau trop grand, bien décidée à montrer qu’elle était de retour. Le soir de la première, de sa première ! Pourtant, elle paraissait avoir tout lâché. Elle avait disparu du milieu depuis des mois. Des rumeurs à propos d’une secte avaient circulé. Il se racontait aussi qu’elle était partie à l’étranger, en Ouganda ou en Nouvelle-Zélande… Certains pensaient même qu’elle était morte.
   Dissimulé derrière le rideau, Jules contemplait la salle qui se remplissait. Et il l’observait, elle, avançant dans une travée, au milieu des murmures, au centre des regards. Le pas chancelant mais la tête haute, elle jeta un regard crâne sur l’assistance. Adriana Dubois, l’un des plus grands metteurs en scène de ces trente dernières années était en train de ressusciter sous les yeux du public.
   Toujours vêtue de rouge, le corps marqué, elle semblait avoir rajeuni. Une légende racontait que, ne possédant pas de tenue appropriée pour la présentation de sa première pièce, Adriana avait confectionné une tenue dans un rideau de théâtre hérité de son père, meneur de revue dans un célèbre cabaret. La fable était tenace et savamment entretenue.

   Sur la scène, Jules tremblait. Ce n’était plus le stress qui le rongeait en cet instant. Car il savait qu’elle n’était venue que pour lui. Une peur irrépressible commença à l’envahir. En fait, il était terrorisé. Elle allait être implacable, sévère, comme d’habitude. Et elle ne dirait pas un mot. La venue de cette femme était ce qui pouvait lui arriver de pire. Adriana Dubois était extrêmement difficile à satisfaire.
   Elle avait décidé pendant des années du sort de bon nombre de gens. Journalistes et critiques se réjouissaient de ses excès, de ses déclarations impitoyables. Cette maîtresse femme avait fait la pluie et le beau temps de l’art dramatique durant une décennie, brisant des metteurs en scène ou des acteurs sous prétexte que le spectacle n’était pas à son goût ! Il s’était trouvé tant de moutons pour la suivre dans son délire.
   Adriana adressa un signe de tête à une vague connaissance en conservant le masque qu’elle gardait perpétuellement accroché au visage. Impossible de connaître ses émotions. Jamais elle n’avait su exprimer un sentiment ailleurs que sur la scène, des tréteaux ou dans un amphithéâtre… Son regard s’éveillait du moment qu’il se trouvait un texte à dire et des spectateurs pour l’écouter, pour la regarder. Au quotidien, son visage se résumait à un masque neutre, passe-partout. Sa personnalité éclatait dans l’étalage de la couleur qu’elle arborait, ce rouge théâtre devenu son emblème.

   Le public continuait d’envahir la salle tandis que la peur de Jules se muait en terreur. Il ne pouvait pas voir ça. Il se sentait incapable d’assister à l’assassinat de sa pièce. Il savait déjà qu’elle n’aimerait pas.
   Il se revoyait acteur débutant, empli d’optimisme et de passion malgré tout, faisant ses premiers pas dans l’ancienne usine. A l’époque, le lieu servait à la fois d’école de théâtre et de laboratoire expérimental. Il avait mis tant d’espoir dans cette expérience… Jules tenta d’effacer l’image d’un homme épuisé, qui n’avait de cesse de travailler, sans jamais parvenir au niveau qu’Adriana, en professeur tortionnaire, avait fixé pour lui.
   Il avait dû partir. Loin. Plusieurs années. Il s’était formé à l’étranger, puis à l’école du cinéma, avant de revenir à ses premières amours. Son retour avait été discret : il avait donné des cours de théâtre dans des lycées tandis qu’Adriana s’épuisait sur la création d’une fresque monumentale. « L’œuvre de ma vie » avait-elle confié à un journaliste de radio. Pourtant, la pièce achevée - un succès - le grand metteur en scène s’était évaporé avant de disparaître. Des années d’un travail excessif avaient fini par épuiser la femme en rouge. Le rideau était tombé alors que Jules revenait sur le devant de la scène.
   Adriana était entrée à l’hôpital deux ans plus tôt. La rumeur sur sa maladie s’était promenée, enflant comme un nuage chargé de pluie, avant de retomber mollement. Le public avait commencé à se désintéresser d’elle. Puis, on avait cessé d’attendre son retour. Des bruits continuaient à circuler : Adriana Dubois aurait fui dans une communauté au Sri-Lanka ; Adriana Dubois servirait de cobaye à un laboratoire pour un nouveau médicament contre le cancer ; Adriana Dubois aurait été vue sur une plage du sud, vêtue de ce costume grenat qui avait fait sa réputation…

   Une goutte de sueur glacée chemina le long de la colonne vertébrale de Jules. L’heure approchait. Son corps allait imploser. On s’apprêtait à jouer la première pièce qu’il avait écrite. Une tragédie tirée d’un roman russe méconnu, découvert lors de sa fuite à travers le monde. Des années qu’il travaillait dessus… Il n’avait eu aucune envie de repartir à Paris : il avait trouvé sa place dans le sud, à deux pas de l’océan. Vivre ici lui avait apporté la sérénité qu’Adriana lui avait enlevée. Jusqu’à ce soir.
   On disait d’elle qu’elle était un dragon. Mais elle était plus que ça. Cruelle. Froide. Perfectionniste. Tyrannique. Castratrice.
   Jules lâcha le rideau rouge qu’il serrait entre ses doigts douloureux. Ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas. Traversant les coulisses, il prit le chemin qui menait vers l’entrée des artistes. Le temps d’attraper son manteau, il était déjà dehors.

   Sa voiture s’éloignait sur l’avenue lorsque le premier coup de brigadier frappa la scène. Dans la salle, protégée par l’obscurité, une femme en rouge se laissa aller à sourire, satisfaite de son entrée et d’elle-même. Adriana comprit qu’elle se plairait dans ce rôle de ressuscitée. Tandis que le rideau pourpre s’ouvrait, elle sentit le feu qui brûlait en elle. Elle pensa : « Voyons ce que mon fils a dans le ventre ! ». Dans la nuit, ailleurs et déjà loin, Jules fuyait vers l’océan.

 

 

Par EmmaBovary - Publié dans : Mes mots
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 18:34

          Un petit texte écrit sur la base d'un début de roman assez connu. A vous de deviner quel auteur se cache sous ces mots et ces phrases remodelés à ma sauce! (et c'est relativement fastoche quand même!)


         Cela faisait des années que le tintamarre, les comédies et les rêves de l’enfance n’existaient plus pour moi, quand un jour d’automne, comme je passais un week-end dans la maison familiale, ma mère, me voyant prostré et glacé au coin de la cheminée, me proposa de prendre un peu de thé. Je n’en avais pas envie, déclinai sa proposition puis me ravisai lorsqu’elle prit son regard embué, façon oeil de cocker. Elle sortit du buffet un de ces paquets de gâteaux qu’elle avait l’habitude d’acheter par chariot au supermarché, des petits beurres, rectangles dorés, quatre oreilles en coin, dont je m’amusais à lire l’inscription : « Lu, Petit-Beurre, Nantes ».

Bientôt, d’un mouvement mécanique, écrasé par ma semaine de boulot et la perspective d’une autre, je bus une gorgée de thé avant de suçoter une oreille du biscuit blond. Et, à l’instant même où le biscuit fondait sur ma langue se mêlant au goût du darjeeling, je sursautais, attentif à ce qui se déroulait. Une sensation familière, savoureuse avait pris possession de moi, sans que je puisse en définir l’origine. Elle éveillait quelque chose qui m’éloignait soudain de la fadeur du quotidien. Je me sentais empli d’un sentiment qui me rendait vivant. J’étais moi, à ma place, en cet instant. Je n’étais plus monsieur tout le monde et n’importe qui. J’étais bien.

D’où avait pu jaillir une telle émotion ? Je devinais qu’elle était liée au thé et au gâteau, mais qu’elle était plus que cela, au-delà des sens. D’où venait-elle? Que signifiait-elle ? Je bois une seconde gorgée en croquant un coin de petit beurre mais ne trouve rien de plus. La suivante me déçoit autant. Il est temps d’arrêter : la vertu du thé, rendu amer par l’infusion trop longue, semble s’amoindrir. La vérité que je poursuis n’est pas dans le darjeeling écœurant mais en moi. Le thé a éveillé ma conscience sans que je sois en mesure de suivre cette trace. Mon esprit ne peut que renouveler cette sensation qui va en s’affaiblissant, que je voudrais retrouver encore et encore, même si ce n’est pas ici et maintenant.

Je pose ma tasse pour m’adonner à l’introspection paisible que réclame l’évènement. Il me faut trouver la vérité de cette impression. L’incertitude accapare cependant mon esprit, comme toutes les fois où je me sens dépassé. Je m’enfonce dans la pelote de ma mémoire, tire des fils et des ficelles, cherche dans ces contrées obscures où je ne suis rien. Faut-il seulement chercher? Me voici face à une chose qui m’échappe, que je frôle, palpe du bout des doigts, proche d’entrer dans la lumière.

 Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Le goût, ce goût de petit beurre, me ramenait aux biscuits posés sur l’assiette des mercredis après-midi de mon enfance, quand je rejoignais ma grand-mère dans sa cuisine paysanne afin de chanter les refrains de sa propre enfance - Cadet Roussel, Auprès de ma blonde, Meunier tu dors…- et qu’elle m’autorisait à boire une goutte de son thé. La vue des petits « LU » ne m’avait rien rappelé avant que je n’en croque un coin; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis sans en manger, sur les linéaires des supermarchés, leur image avait quitté l’enfance pour se lier à des jours plus récents; peut-être parce que, de ces morceaux de vie abandonnés dans un coin de l’esprit, tout s’était fondu en un miel que j’appelais enfance; le goût du gâteau aux quatre oreilles s’était estompé, troublé, perdant la force qui eût éveillé ma conscience.

Pourtant, malgré les années, la disparition des êtres chers, la mort des choses, il nous reste, plus légères mais tenaces et persistantes, l’odeur et la saveur. Elles demeurent malgré nous, longtemps, attendant leur tour, espérant que des décombres de nos vies, sorte, jaillisse, se révèle l’édifice immense du souvenir.



 

Par EmmaBovary - Publié dans : Mes mots
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 14:31

 

 


Le numéro 12 est enfin sorti !

  

  

- Eric Scilien

- Régine Garcia

- Guylaine de Fenoyl

- Anne Veillac

- Sylvie Martin

- Véronique Pingault

- Gaëlle Pingault

- Christophe Campos

- Malena Emo

 

 – —La revue « Pr’Ose ! » invite au vagabondage littéraire. De textes courts en nouvelles et de nouvelles en poésie, ses auteurs vous proposent de (re)découvrir le monde, de visiter des univers intimes et des pays ignorés. N’hésitez pas à passer la porte de la couverture afin de partager quelques pages avec eux : vous serez conquis. Avec les mots comme bagages, « Pr’Ose ! » invite le lecteur au voyage, dans et au-delà du quotidien.

Frédérique Trigodet (directrice de publication)


P’O !

Une revue de la nouvelle et du texte court


Par EmmaBovary - Publié dans : Revue Pr'Ose!
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 12:22


     A lire sur Mot Compte Double, lieu communautaire et littéraire de la toile créé par Françoise Guérin*, "Le chat, la nonchalance et le livre" que j'ai écrit tout exprès pour un appel à textes de ce blog. Le thème était: "Relation(s) textuelle(s)":
http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/


 * auteur du recueil de nouvelles Mot Compte Double paru chez Quadrature et de "A la vue, à la mort", un roman policier paru aux éditions du Masque.



     
Par EmmaBovary - Publié dans : Mes mots
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 12:16


Que faire pour vous procurer Pr’Ose !

        

         Il vous suffit d’envoyer un chèque (à l’ordre de Frédérique Trigodet) à l’adresse suivante : Pr’Ose !, Rés. Rive gauche, Bât. C, 23 rue Tudelle, 45100 Orléans.  Un numéro coûte 3 euros et par conséquent, 2 numéros en coûte 6. Après, c’est trop compliqué pour moi, je vous laisse calculer… Bon, comme je suis de bonne humeur, je vous fabrique quand même un petit bon de commande :

 

Nom :                                                                         Prénom :

Adresse : 
Téléphone:                                                             

e-mail :

 

Je commande (frais de port compris) :


          o
Un numéro : 3 euros       
                ... x … exemplaires = … euros        

          
o Plusieurs numéros :

     ... x … exemplaires = … euros        

     
           o Je m'abonne pour les deux prochains numéros:

   2 x 3 = 6 euros

  (à partir du numéro: .....)     

 

Règlement par chèque (à l’ordre de Frédérique Trigodet).

Pr’Ose !, Rés. Rive gauche, Bât. C, 23 rue Tudelle, 45100 Orléans.

   

 
 

         š›



Vous écrivez ?

Vous aimeriez rejoindre la fine équipe de Pr’Ose !?

 

     « Pr’Ose ! » n’a aucune ambition élitiste ! Ouverte aux auteurs débutants, occasionnels et/ou confirmés, aux écrivains du dimanche et aux vieux briscards de la plume, la revue se veut multiple et curieuse. Nouvelles, textes courts, témoignages, lettres, poésie… sont les bienvenus dans nos pages. Le choix se fera d’après la qualité des textes, leur originalité, le plaisir de lire et le coup de cœur !

     Il est possible d’envoyer les textes par courrier (revue Pr’Ose, Frédérique Trigodet, résidence Rive Gauche, Bât. C, 23 rue Tudelle, 45100 Orléans) ou par e-mail (prose@laposte.net). Pour les nouvelles, ne pas dépasser 20000 caractères* (espaces compris) et pour les textes courts, 2000 caractères* (espaces compris).

 

     N-B : Il peut y avoir 6 à 12 mois d’attente avant publication. Si vous souhaitez une réponse de notre part, joignez une enveloppe timbrée ou indiquez votre adresse mail. Bien entendu, comme dans la plupart des revues littéraires, la publication dans Pr’Ose n’entraîne aucune rémunération et les auteurs conservent la propriété de leurs écrits.

*caractères = lettres, nombres, signes de ponctuation….

 

P’O !

 

Par EmmaBovary - Publié dans : Revue Pr'Ose!
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 20:09



            Bientôt, le 16 novembre en fait, la revue Pr'Ose! ira à la rencontre des lecteurs au Salon du Livre et de la Nouvelle d'Ozoir la Ferrière (77)...
           Le principal objectif du salon d'Ozoir-la-Ferrière est de promouvoir la nouvelle. C'est pourquoi des éditeurs publiant des recueils de nouvelles seront présents (Quadrature, D'un noir si bleu, La chambre d'écho, Les petits matins...) mais aussi des revues (Pr'Ose ! donc, Harfang, Rue Saint Ambroise et Brèves). De plus, le dimanche 16 novembre, seront présents autour de Georges-Olivier Châteaureynaud: Annie Saumont et Michel Lambert.
            Que du beau monde!


            Lieu : Espace Horizon

Samedi : 10 h – 19 h .

Dimanche : 10 h – 18 h.

     Renseignements : Hôtel de ville d'Ozoir-la-Ferrière, 45, avenue du Général de Gaulle, BP 149, 77834 Ozoir-la-Ferrière Cedex.

    Tél : 01 64 43 35 35 / Fax : 01 64 40 33 13

    courriel : contact@mairie-ozoir-la-ferriere.fr


Par EmmaBovary - Publié dans : Revue Pr'Ose!
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 18:15


 

 

-         Excusez-moi…

-        

-         Mademoiselle ! Vous m’entendez ?

-         Oh, désolée : j’étais perdue dans mes pensées !

-         Ce n’est rien. Je voulais juste vous demander une cigarette.

-         Parce qu’on a le droit de fumer ici ?

-         A vrai dire, je ne sais pas… Mais vu la situation, j’imagine que nous n’avons rien à perdre.

-         Vous avez raison, tenez… Par contre, je n’ai que des blondes.

-         Ça ira. J’ai surtout besoin de m’occuper. C’est long, bon sang…

-         Je trouve étrange ce principe de nous enfermer à clé. Comme si nous allions nous sauver ! Une fois ici, difficile d’aller voir ailleurs. Parce que sur le plan de l’autonomie, ce n’est pas encore ça !

-         Vous verrez, on s’habitue. La situation est angoissante au départ. Mais lorsqu’on sort, c’est qu’on est vraiment prêt. Enfin presque. Moi, j’ai dû revenir.

-         Vous voulez dire que vous y êtes déjà allé ?

-         Oui. Ma sortie n’a pas duré longtemps. Je n’étais pas à ma place : on m’a renvoyé ici illico. Elle a pris quelqu’un d’autre. Un type qui attendait avec moi. Genre jeune premier, très propre sur lui.

-         Donc vous avez une idée de ce qui nous attend là-bas…

-         Plus ou moins. Il m’a semblé comprendre qu’il était question d’amour, de famille et de trahison. Une trame très ordinaire quoi...

-         Je vois. Toute cette histoire reste encore vague. Un peu comme nous !

-         J’aimerais me présenter mais je ne connais même pas mon nom.

-         Normal. Il est trop tôt. On vous donnera toutes les informations à la sortie. En quelques lignes, votre identité prendra forme.

-         Je voudrais m’appeler Victoire. Ou Pénélope… Et vous ?

-         Harry me plairait. Mais vous verrez, on va se retrouver dans un truc de terroir et je vais me farcir un prénom genre André.

-         C’est vrai que dans notre métier, on obtient rarement ce qu’on veut.

-         Bon, on dirait que ça va être long. A mon avis, votre paquet de cigarettes va y passer.

-         Pas de problème, j’ai découvert que j’avais une cartouche entière dans mon sac.

-         Ah tiens ? Moi, je viens de trouver des chewing-gums et un cahier de mots-croisés dans ma poche. A mon avis, on va passer la nuit ici…

-         Heureusement qu’elle n’a pas eu l’idée de nous donner faim ou soif. On pourrait tenir un siège dans cette pièce… du moment que nous sommes deux. C’était quoi déjà le panneau à l’entrée ?

-         « Antichambre de la création. Salle 1 ». Avant, il y a eu : « Bureau de l’intuition » et « Salle des idées ». Ensuite, c’est le grand saut dans le vide !

-         Ça m’angoisse, quand même. Donnez-moi donc un chewing-gum ! Avec tout ce qu’on a fumé, il y a un brouillard incroyable ici.

 

 

Nina éteint l’ordinateur, avant de relire les notes prises dans l’après-midi  à la terrasse d’un café : « Victoire aime André. Elle est promise à Michel, un garçon lisse, de bonne famille. Mais André l’aime et c’est un aventurier… Débuter l’histoire sur Michel. Enchaîner avec la rencontre entre Victoire et André… Histoire de cigarettes ? On ne peut plus fumer dans les lieux publics ? Mes personnages ont quand même le droit de s’en allumer une ! ».

     Elle tient une idée. Les premières phrases sont posées mais son esprit est trop embrumé pour continuer. Il faut dormir, laisser reposer, reprendre la tâche au matin. Les personnages ont pris consistance dans un coin du cerveau. Elle les tient à présent. Il n’y a aucun risque qu’ils lui échappent dans la nuit.


Par EmmaBovary - Publié dans : Mes mots
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 16:58

 

 

Depuis quelques temps, j’ai remarqué que lorsque j’éteins le poste de radio, il continue à marcher. Si l’on appuie sur le bouton « off », tout est supposé s’éteindre, le son comme les voyants lumineux. La machine ne doit plus chanter, ni parler. Elle est censée ne plus grésiller, ne plus bouger… Ma radio n’est pas comme ça. Disons qu’elle a ses humeurs.

         Je possède déjà un frigo couineur qui a établi une forme de communication un mois après son achat. Je ne sais par quelle mystérieuse connexion il est parvenu à apprendre des mots de notre langue… Mais, j’ai la joie de l’entendre dire « Bonjour ! » à chaque fois que j’attrape du beurre ou « Au revoir ! » quand je range une brique de lait ou une botte de poireaux. Sa dernière lubie en date consiste à me souhaiter « Bon week-end ! » à l’ouverture du compartiment congélation. Ces fantaisies m’ont amusée… au début.

         Par la suite, j’ai eu droit aux sifflotements décontractés du fer au moment du repassage. Aux éternuements de l’aspirateur, allergique à la poussière. A la lampe de chevet qui se prenait pour un strombocope. A l’interphone qui s’était mis en tête de devenir mon secrétaire particulier… Impuissante, j’assiste à cette révolution des objets du quotidien. Branchés sur secteur ou fonctionnant à piles, ils se réveillent petit à petit. Je ne sais plus à qui, ni à quoi me fier. Je commence même à douter de mon ordinateur, ce fidèle confident sur lequel j’ai pris l’habitude de rédiger mon journal.

 

Car depuis que la radio a pris son indépendance, tout à changé. Un jour que j’étais occupée à préparer le repas, j’ai remarqué qu’elle trépidait. Le son est monté progressivement et Abba s’est mis à hurler « Dancing Queen » dans ma cuisine. Avec stupeur, j’ai contemplé le poste qui effectuait ses premiers pas. C’est déroutant une radio qui se met à trotter. On est surpris de lui découvrir ces espèces de pattes, façon crabe les pinces en moins, qui ont l’air de pousser sans raison. La machine s’est approchée de moi. Elle a semblé me dévisager – mais possède-t-elle seulement des yeux ? - avant de se remettre à guincher. L’après-midi est passé au rythme de ses déhanchements disco. Des heures durant, elle a occupé la table de la cuisine comme j’occupais autrefois les pistes des « Dance-Floor ».

Lorsque j’en ai eu assez d’entendre une énième ritournelle de Clo-Clo, j’ai appuyé sur le bouton « off » obligeant la machine à reprendre une position statique. Elle m’a obéi…

Pourtant, cette époque est révolue. Tandis que j’écris ces lignes, je devine la présence de la radio dans mon dos. Le bruit de ses pattes griffant la table de la cuisine me glace le sang. Elle ne devrait pas tarder à se brancher, seule, afin de m’asséner le même tube disco pour la cinquantième fois de la journée. Aujourd’hui, le choix de cette machine infernale s’est porté sur Sheila, période « Love me baby ». Une vraie torture ! Je n’en peux plus de ces refrains ridicules au goût de bonbon acidulé et bourré de colorants. Comment ai-je fait pour porter un jour des pantalons « pattes d’éph » à paillettes et des boots à talons compensés ? Hier, m’est venue l’idée absurde que j’étais en train de payer mon mauvais goût de l’époque.

 

Il règne une ambiance indescriptible dans la maison. Quelque chose entre le bourdonnement et la décharge électrique. Je me vois obligée de surveiller la radio tant elle est devenue fourbe. A deux reprises, elle a manqué de m’éborgner d’un coup d’antenne. Je sursaute au moindre grincement, à la moindre lueur suspecte.

Je ne dors presque plus. J’ai le sentiment d’être épiée par tous les appareils de l’appartement. Même les meubles paraissent de connivence. Un bruissement constant occupe le silence… D’ailleurs, j’ai le sentiment que le buffet breton de ma grand-mère a frémi de l’autre côté de la pièce… Ce n’est pas possible, la paranoïa va finir par me bouffer complètement le cerveau ! Un buffet breton ne frémit pas. Un buffet breton est un meuble comme les autres… Il lui arrive de craquer au pire, lorsque le bois a travaillé. Mais il reste suffisamment lourd pour conserver sa stabilité… Mais non, bon sang, il bouge ! Et, voilà qu’il se balance d’avant en arrière sur ses pieds carrés ! J’ai le sentiment qu’il me nargue… Bon sang, il va tomber ! … Il faut que je me sauve avant que… BOUM !

 

 

 

Par EmmaBovary - Publié dans : Mes mots
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 15:56

    

La revue est en phase de préparation.
Avec tout ce que cette période peut avoir d'euphorisant (découverte, échanges avec les auteurs, naissance progressive de la revue...) et d'énervant (mise en page qui fout le camp, mystères informatiques, relecture, relecture, coquilles, fautes oubliées, relecture, mise en page qui fout le camp!).

     En attendant la sortie, prévue pour la mi-septembre, voici la liste des auteurs présents dans ce numéro, un très bon cru, je dois l'avouer, et ce en toute modestie:
     - Eric Scilien (nouvelle)
     - Malena Emo (texte court)
     - Anne Veillac (texte court)
     - Régine Garcia (poésie)
     - Gaëlle Pingault (poésie)
     - Sylvie Martin (poésie)
     - Véronique Pingault (poésie/nouvelle)
     - Christophe Campos (nouvelle)
     - Guylaine de Fenoyl (nouvelle)



     Et, pour finir ce billet, une brève sur un salon qui se prépare:

     Salon du livre d'Ozoir-la-Ferrière 
     (
Les 15 et 16 novembre)
     De nombreux auteurs présents. Et des éditeurs de nouvelles aussi !
Invité d'honneur: Georges-Olivier Châteaureynaud.
Présence des revues: Rue Saint-Ambroise, Harfang, Pr'Ose! (uniquement le dimanche 16), Brèves... Un beau week-end de rencontres en perspective ! N'hésitez pas à nous rendre une petite visite !
 



Par EmmaBovary - Publié dans : Revue Pr'Ose!
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